L'ornénuphar Magique

Blog de sylvainlemomo :Domaine des Territoires du Tsiou de L'Aoûta., L'ornénuphar Magique

L’Ornénuphar magique.

Toulouse, Juin 2006

Tu verra, il ira très bien dans le bassin, mon ami de L’Arbre en Pot qui a réussit à le faire se reproduire, dit que c’est de l’or en barre ce nénuphar et que son croisement avec une Orchidée est purement magique. Il n’en revient encore pas que j’ai pu en trouver un spécimen sauvage du côté du Lac des BOULLIOUSE lors de cette randonnée que nous avions faite tous ensemble l’an dernier. Cela défit toutes les lois de la botanique même les ricains avec leurs OGMs n’y sont pas arrivés. Te rends-tu compte au moins de l’importance d’en avoir un spécimen chez toi et accorde-moi au moins et enfin ton infime gratitude de laisser en dépôt chez l’un des uniques exemplaires au monde dans ce basin aquatique que je viens de te construire.
- Ola, ola Philippe, ne me l’a fait pas avec tant de grandiloquence me répondit Francoise. Tu sais très bien que cela ne marche pas avec moi. Tu n’as pas besoin d’en rajouter car tu sais que je t’ai toujours fait confiance et ai toujours accordé beaucoup de crédit à toutes tes folies et même si j’en ai parfois payé le prix fort. Passe ce soir vers 18h, cet après midi je dois aller en ville faire des courses. Après si tu le veux, on se ferra une petite bouffe dans le patio en tête en tête.
- Comme des amoureux me risquais-je, avec une pique bien appuyée pour éviter tout quiproquo! Si tu veux, je porte les chandelles et le champagne !
- Laisse les chandelles et les violons me répondit-elle en rigolant. Tu sais très bien que nous n'avons été amoureux l’un de l’autre que quelques jours il y maintenant vingt ans avant que ma sœur, ta chère épouse, ne te mette le grappin dessus.
- Quant je pense que nous n’avons jamais consommé quel gâchis, enfin cela nous ne rajeunit pas, on se ferra un repas de petit vieux
- Parle pour toi et je vois que la cinquantaine te travaille encore sérieusement la libido, tu devrais décrocher à ton âge. Pour ma part à 45 ans je me sent une femme jeune et encore belle si j’en juge les regards des mecs qui se retourne sur mon passage.
- Belle et toujours désirable dis-je profitant de l'opportunité pour m’engouffrer dans le sulfureux. Tu veux me rendre fou ou quoi. Tu veux me faire péter le palpitant comme si j’e n’avais pas eut déjà assez ma dose. Faut-il que je t’avoue que, moi non plus, je n’en perds pas une pour te reluquer en douce. A 52 ans j’ai encore toutes mes ardeurs et sais-tu combien cela va encore me coûter de passer une soirée avec toi à me rendre fou à force de ronger mon frein. Bon dieu tu finiras par me damner tout court. Tiens j’apporte une bouteille de tequila, c’est mon bromure à moi. J’en abuse chaque foi que j’ai peur de transgresser l’interdit avec des copines qui me chauffe trop la libido. Il ne sera pas dit que je sauterais sur ma belle sœur comme un sauvage. As tu du scheppes au moins pour la Tequila,
- Faut toujours que t’en rajoute. Dans ce domaine, comme pour ton nénuphar, mais là cela n’a rien de magique, ce serait plutôt un lourd atavisme de gros macho dit-elle en se moquant. Oui il doit bien me rester une bouteille de scheppes, que dirais-tu d’un curry d’agneau ?
- Tu y vas fort avec les mots : gros et lourd. Tu pourrais très bien me vexer, je ne pèse que 74.5 kilos et si les gens comme toi n’arrêtaient pas de me gaver, je pourrais encore mettre certains de mes jeans 501 qui ne sont pas encore usés. Je suis en ce moment au seuil maximum critique de ma taille américaine 32. Et les 501 me coûtent une vraie fortune, ce n'est pas le moment de changer mes futals. Bon d’accord pour le curry mais avec le moins de graisse possible, fait ça au moins pour moi.
- Tu te fous de ma gueule, ce n'est pas avec tes scheppes que tu va y arriver. Bon sang tu es en forme question tchache en ce moment, pas de doute, ton voyage à Marseille t’a encore mis dans un état pas possible, allez, je raccroche, on ne va pas y passer la matinée et je suis encore au lit. Faudrait pas que cela dégénère et que t’arrive à me faire craquer dit-elle sur un ton malicieux.
- Oui tu à raison, et partit sur cette pente je serais capable de te faire l’amour au téléphone.
- TU ES INCORRIGIBLE dit-elle tout fort avec un grand éclat de rire nerveux, puis sur un ton soupirant : TU PEUX JAMAIS T’ARRETER ! OUI TU NE PEUX JAMAIS T’ARRETER.
On ne pouvait dire si cela était de l’irritation ou de la perturbation.

Elle raccrocha pour couper cours et éviter d être prise en flagrant délit de désir manifeste.
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mardi 06 décembre 2011 14:39


Ocres sentiments

Blog de sylvainlemomo :Domaine des Territoires du Tsiou de L'Aoûta., Ocres sentiments

Elle m'attend au coin de la rue, je vais être encore en retard. La photo CI -DESSUS qu'elle m'a envoyé me laisse coi. Serra-t-elle encore une fois patiente avec moi ?

Ocre Sang t'y ment. octobre 2000

 

Lui lécher sa pachole bordé de sang ocre hématite fut pour moi comme une délivrance, d'autant que son corps pulpeux était enfin secoué par la jouissance. Sa tête roulait dans sa crinière rousse, bouche ouverte à la recherche d'un hypothétique sexe sanguinolent. 

Pas que je me la fasse spécialement façon vampire, je n'avais jusqu'alors aucun penchant pour les moulines les jours de règles, mais merde j'étais rudement soulagé qu'elle ait enfin ses menstrues. Qu'est ce que j'avais pu douter pendant ces dix derniers jours de mars 82, pendant lesquels j'étais persuadé qu'elle faisait tout pour que la mette enceinte ! Et à l'époque, il n'y avait pas la pilule du lendemain que j'aurais pu lui faire avaler en douce.
Cela faisait deux heures que nous baisions, à vrai dire que je la fourrageais alternativement par ces deux orifices du bas sans qu'aucun de nous deux n'ais encore eut son plaisir. Il faut dire pour comprendre notre inopérance que la tension qu'il régnait entre nous ces derniers jours avait atteint des sommets.
C'est au moment, où j'avais enfin obtenu qu'elle me fasse une pipe, que nous aperçûmes stupéfaits ma queue rouge de son sang. Nos réactions furent diamétralement opposées, je bondis de joie, elle se mit à pleurer.
Après une bonne heure de discutions, elle me lâcha le morceau. Elle avait bien cherché à ce que je lui fasse un enfant. C'était, pensait-elle le seul moyen pour que je quitte ma femme définitivement pour elle. Elle était sur le point d'y arriver d'après sa gynécologue. Elle lui avait raconté, je ne sais quelle histoire selon laquelle elle allait se marier avec moi et que je viendrais en consultation avec elle la semaine prochaine. Plus que quelques jours avant d'être sur que cela tienne enfin, mais mes assauts de cette nuit pour la faire jouir avait complètement anéanti ses projets..
Quelques verres de tequila, plus tard, elle les avala pour une fois avec une rapidité stupéfiante, et un petit pétard, elle me demanda, consolé, enfin que je la lèche. C'était maintenant et elle en avait le sentiment profond, le seul moyen pour qu'elle jouisse enfin réellement avec moi
Elle s'était complètement lâché, je la voyais sous cet autre angle : le nez dans sa toison déjà naturellement roussâtre, les yeux rivé sur sa tête ondulant entre ses gros seins qu'elle masturbait frénétiquement.
Elle n'avait pas tout perdu, bien au contraire. Pour ma part, et je lui devais bien cela, j'avais dans l'obligation, tout en la savourant de là sorte, d'avaler son foutre mêlé de sang. Et par la même occasion, récupérer notre micro embryon qui devait flotter dans le liquide pourpre. Simple retour à l'envoyeur avait-elle bonnement considéré.
Ce fut notre dernier exploit après six mois d'amour fou jamais complètement assouvis. Je changeai de service pour ne plus travailler avec elle et être bien sur de ne pas replonger dans ses yeux et son corps et ses phéromones à odeurs garances
Tout cela, ne m'empêcha pas de plonger pour le coup dans une vertigineuse déprime. Ce fut long, le Prozac n'existant pas encore dans les 80's..
Six mois plus tard, j'appris par un jeune vacataire, elle avait pris au vol comme amant juste après notre rupture et elle le garda quatre mois, qu'elle était devenue une bête de sexe. Elle lui avait dit qu'elle me devait tout sur la question ce qui avait impressionné le jeunot et elle avait gardé ce plaisir pervers de se faire lécher ses jours de ménorrhées.
Nous nous sommes retrouvés la semaine dernière dans un club échangiste ou nous allons à présents avec Aurore pour aiguiser notre libido vieillissante. Dans un petit salon à tapisseries rouge vermillon, devinez ce que je lui fit.
Nous avons décidé sans en parler à nos conjoints respectifs de se voir tous les 26 jours, selon le cycle lunaire. C'est simple pour elle, elle est parfaitement bien réglée maintenant sur l'astre plein de la nuit.
Je n'ai, plus qu'à retapisser, dans l'attente du mois prochain, ma garçonnière qui me sert de refuge d'écriture.
Notre prochaine histoire sera certainement l'objet d'une de mes futures nouvelles, où nous irons, peut être, de ce sang qui ment vers de tangibles sentiments.
Sylvain le Mômo. Novembre 2000


Sorry mais ce fut écrit ce matin à 3h du mat, sortant du corps dormant de Magali, dans une frénésie totale, retravaillé au Café de la plaine de 8h à 10h et réalisé avec une précipitation goulue dans ce Cyber Café, mais j'aime bien le bleue. Bleutée comme les lèvres de Magali pour qui je vais faire des courses. Je lui ai promis pour midi un Curaçao d'un azuréen luminescent et mon fameux lapin aux olives et pommes sautées.
Au BUG'Café, 80 cours Julien 13006 Marseille.. Le 3/11/2000, 10h


Encore trop de" que", 19 simples sans compter les formes composées et allusives. Bon courage pour la correctrice (je ne fais confiance qu'aux femmes pour cette tâche), si toutefois une revue daigne bien vouloir publier ce texte.

 

dimanche 27 novembre 2011 10:37


Les Temps Changent. Part 2 et Fin

 Mercredi 26 octobre 2011 UFR Salle Ergonomie 9h20

Philippe a été transféré des Urgences le lundi à l'UFR de Cassalardit.
Il comptait y retrouver Zaouia, Djamila avait été transférée à Blagnac où il comptait aller la chercher dés sa sortie de l'UFR ; une fois qu'elle aurait fait sa cure des trois semaines.
Manque de bol, Zou n'était pas dans les quatre secteurs de cassalardit qu'il avait hantés au radar et sous DépaKote, pendant deux jours en pyjama à se faire claquer la porte au bec ; mais ou étais donc la Mis.
Il avait mis deux jours, un week-end sans surveillance, à se faire aux lieux et à ses nouveaux colocataires en fumant quelques pétards et en gouleyant du whisky.

Depuis qu'accours d'un tournoi de belote, Nadine, très philosophe, nous avait dit, la veille, sous les regards approbatifs de Houaria, Jean Mathieu , Marcel, Aimé, Nadine , Laya et Jacqueline :
- tout ce qui nous arrive ici aux colocataires, c'est ce que Marie de la gym m'a dis, Marie que tu aimes bien Sylvain, non ?, Ce qui nous arrive donc, vient de l'enfance ou du moment ou nous étions dans le ventre de notre mère rajouta Laya qui sur la question avait l'air d'en connaître un rayon.
- Et pourquoi pas des couilles de notre père dit Houaria jouissif.
- Ne rigole pas ici à l'hôpital des enfants ils font en collaborations avec des instituts américains des recherches sur la génétique sur l'apparition de certains cancers.
- Ce pourrait être pareil pour nous le peuple des Bipolaires, quand tu vois toutes les expériences chimiques sur nous sans résultats pour des anciens comme Danielle qui acquiesça

Donc depuis ces bonnes paroles je n'arrêtais pas de déambuler dans les couloirs de l'hôpital des enfants, proche du Centre Psy de Soins de Cassalardit, en quête de réponse à des questions que ne m'étais pas posées et à la recherche d'une enfance que je n'avais pas voulue ou pu connaître
Quoique d'après mes cousins et cousines, j'avais eut une enfance plutôt « Coq en Patte », enfant gâté, petit agité turbulent à qui on passe tout : élevée par mon arrière-grand-mère, fille de Mère qui sent le vent de l'Est de la tribu des Navajos, prés d'Albuquerque, Colorado, USA.

Mais ce que je voyais à l'hôpital des enfants c'étaient surtout des jeunes mamans maghrébines soucieuses et tristes qui avaient l'air perdu à affronter la maladie de leur enfant, mais dures au mal comme me l'avait dis Djamila et Zou Zou lorsque les enfants sont malades. Moi je les voyais fières et altières avec leurs regards intenses.

Je m'en étais épanché à Wahouri le Magnifique, Houari, Mon fiston (il avait 30 de moins que moi et je l'avais adopté comme fils putatif) :
- oui tes soeurs, comme vous dites les jeuns mecs beurs, elles me subliment voire me transcendent la libido et malgré les saloperies comme la depakote que l'on prend ici et qui devrait nous tuer le désir, je suis prêt à monter aux pays des merveilles libidinales avec tes soeurs, d'ailleurs ce matin faisais la queue au bureau de tabac pour acheter libé :
- au lieue de libidinales tu aurais pu employer lubriques, ca te vas mieux, répondit-il montrant que pour un rebeu il avait des lettres ; ( d'ailleurs il me foutait toujours 400 point dans le cornet au Scrabble)
- Ne rigole pas Aouari et écoute ce que je vais te dire.
Je vais donc au relais de l'hôpital des Enfants pour acheter libé, il y avait du monde comme d'hab., et là comme je le fais souvent dans ce type d'endroit je dévisage les gens autour de moi, je me retrouve nez à nez avec elle :
- on se connaît, dis-je comme suspendu par des anges.
- Oui, vous travaillez au bureau de poste du pont des demoiselles
- Leila, me dit-elle en me tendant la main, vous s'est fifi selon vos collègues, il y a pas mieux ?
- Oui Philippe, quel hasard dis-je
- Il n'y a pas de hasard répondit Léila il y a simplement des rencontres opportunes guidées par l'envie de se sortir de soi

J'étais médusé, les yeux scotchés à son regard puis à ses seins et enfin ses hanches, vais-je nouveau me lancer dans la passion des plus furieuses:
Oui ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Ce que l'on fit ardemment dans les toilettes du service d'ontologie
Léila qui était juive tunisienne, me donna son numéro de téléphone, comme Djamila m'avait laissé le sien. L e mien je ne le connaissais toujours pas malgré tous les efforts que j'avais faits depuis mon divorce, il y a cinq ans. Donc ni l'une ni l'autre ne pouvait me contacter si ce n'est se pointer à mon boulot. Je lui parlais en bredouillant d'un Chili con carne que je devais faire sous quinzaine avec de nouveaux amis.
- De Cassalardit dit-elle, ne t'étonne pas j'y ai séjourné moi aussi et ce n‘est pas la mort, tu verras, on en parlera à ton Chili, j'apporterais du Boulaouane
Boulaouane Djamila m'en avait aussi parlé si je m'en abuse.
Je pensais délirer une autre réalité et me dédoubler sous l'effet des médocs.
Rentré à l'UFR, je pris mon stylo et mes feuilles et me réfugiais dans la salle d'ergonomie.
Ludo et Antony faisaient un ping-pong en écoutant les Têtes Raides sur un petit lecteur CD Firstline qui m'hypnotisa. Comment un tout petit machin pouvait diffuser une telle qualité sonore. Ils m'interpellent pour que je vienne faire un baby-foot avec eux .
- pas de suite, il faut que je me pause
- saloperie de medocs comprit ludo qui s'arrête tous les deux jeux pour téter sa bouteille de thé pour cause de privation d'alcool.
Je m'approchais d'Estelle l'infirmière ergothérapeute pour lui demander la reproduction que j'avais commencé la veille d'un couple nu sur un sofa à faire au pastel
Je n'en revenais pas de ce que j'avais pu faire d'abord au dessin puis au crayonnage de bâton de pastel. C'est très bien m'avait encouragé la jeune infirmière qui resta bouche bée quand je lui dis que c'était la première fois de ma vie que je dessinais et peignais.
Je lui dis que je n'arrivais pas à dessiner l'homme alors ni une ni l'autre je fis une deuxième femme.
A gauche la première était de face avec de lourds seins que je réussis a faire sensuels comme le dit plus tard Ludo, ses jambes étaient croisées sur la droite. Son bras gauche enrobait un gros coussin qu'elle serrait contre elle ce qui donnait du relief à son sein.
L'autre femme était de côté, les fesses et le dos contre la hanche droite de la première, un bout de sein sous le bras pas trop réussit : pas trop bandant comme les autres, dit Ludo pour faire rougir Estelle, ce qu'il réussi avant de repartir goulotter sa bouteille de thé.
A partir de là, n'étant tout de même pas un pro de la peinture, je me suis arrangé fissa le tableau en me faisant un truc à la Warroll de cuisine avec que des monochromes poisseux: de l'orange bien pétard pour les corps des femmes, le bout des seins rouges, les coussins verts, les yeux bleus reliés par des lignes en éclairs noirs, le fond rose et le bas du sofa et les coiffures aux carrés marron.
Avec une calligraphie imitée de la police algerian de Words je surnommais le tableau en gros et rouge écarlate sur toute la page sous le sofa et entre les jambes :

strange girls on the sofa

Je fis circuler mon tableau comme il était de coutume après la fin d'un travail sous les « ho »s, les « ha »s, les « hé »s et là certains uns puis autres dirent :
- mais c'est des déesses égyptiennes
Ludo ne rata pas l'occasion d'en sortir une de son cru. :
- Philippe qu'est ce que tu as dans les veines en dehors des médocs. Mlle l'infirmière j'aimerais que l'on me fasse une transfusion de son sang, je pense que cela me guérirait.
- Reste dans ta voie comme disent les indiens, Ici que ce soit au ping-pong et au rap personne ne t'arrive à la cheville surtout quand tu le fait ensemble.
Il était 11h15, l'heure du repas arrivait, tout le monde se dispersa.

Pendant que je rangeais mes crayons, les paroles de Nadine me revinrent ainsi que ce que s'étaient passées avec Djamila et Leila.
Et ce tableau ou j'avais croqué des corps de femmes d'allures Egyptiennes.
Ma mère catholique fervente dépressive et qui aurait certainement étaient qualifiée elle aussi de Bipolaire était morte fin juin.
Après sa mort, j'avais décidé de sortir de ma camisole chimique sous Lithium comme me l'avais suggéré Catherine la compagne d'Alain mon meilleur ami.
Je l'avais fait sans précaution en forçant Pascal mon Toubib Catho, décidément je les choisissais, a croire que................ Il avait consulté Le Vidal le gros bouquin rouge qui n'était pas de Mao ( très mauvais, ndl........) et m'avais prescrit de la Dépamide 400 , une cousine de ma DépaKote 750
L'ouverture des vannes par l'arrêt de La Theralite : le Lituim me mit en mode multipolaire que le traitement mal adapté ne put freiner et je me retrouvais donc aux urgences Psy de Rangueil. (Cf part 1)
Les infirmiers me dirent plus tard que dans leur jargon, j'avais fait une montée en flamme. Moi ca m'avait fait plutôt l'effet d'une bombe humaine : Human Bom

Mais après tout cela, d'ou me venait tout à coup cette attirance aux jeunes femmes d'origines marocaines, algériennes, tunisiennes, une libyenne, et les juives dans le sens peuple bien sûr.

J'avais été donc été élevé par mon arrière-grand-mère catholique mais d'origines et pratiquante de cérémonies indiennes, une grand-mère douce et aimante, ma mère catholique et dépressive, un père CGT et Communiste, Un grand-Père libertaire.
Je m'étais fait ma propre éducation, au milieu de mes apprentissages contradictoires, complexes voire schizophrènes, de multipolaire heureux comme David Bowie avec Aladin San et Ziggy Stardus,................................................. quand je ne pétai pas les plombs sous les effets ou faits inconscients de collègues, clients, voisins, voire ami(e)s accélérateurs de mes particules.

Est-ce cet esprit pervers polymorphe, mes racines conscientes et multiples, cette curiosité sous forme de lien (qu'on verra dans d'autres nouvelles) qu'envers mes origines indiennes qui m'attiraient et me donnait de l'empathie par rapport à la place de la femme et l'éducation et les racines des jeunes maghrébines décomplexées.

Je me disais que sur cette affaire il faudrait que je me pose sérieusement.

Je pris rendez-vous avec Nadine toutes les semaines dans un café de Toulouse pour corriger mes nouvelles.
Je pris rendez-vous avec Christine pour aller voir un soir régulièrement un concert de rock.
Je me remis à faire tous les matins du footing en commençant par 120 battements par minutes
Je fis avec Evelyne ma chef bien aimée un dossier pour changer de grade et augmenter dans la hiérarchie postale ainsi que de pulser en tant soi peu mon salaire
J'allais tous les dimanches à la nouvelle piscine des Argoulets avec Alain pour faire les cachalots de service.
Sans compter d'autre ancrages forts pour m'empêcher de dériver.

Un soir ou j'avais fumé un bédo, l'alcool m'étant interdite, fait gaffe m'avait dis mon neveu qui me avait refilé l'herbe, c'est du fort,
J'envoyais en sms a l'ancienne , le même message à Djamila et Leila :

« Chère..............., je te kiffe grave, je veux vivre un truc fort avec toi. Amiour »

Sauf que l'herbe obérant mes facultés tactiles, j'intervertis leurs numéros de Téléphone.

Malheureusement encore deux ocasse de perdues.

Il allait falloir que je songe à changer de bureau de Poste.

FIN







 

mardi 15 novembre 2011 06:44


Bryan Ferry chante Les Temps Changes: moi aussi dans ce Printemps social inversé

  

LES TEMPS CHANGENT

Part 1

 

° TOULOUSE 14 octobre/ 27 octobre 2011

Urgences Psy Purpan     

                 

                    Sur une musique de Bryan Ferry « Times ares chanching » de l'album Dylanesqe, une compilation de morceaux de Dylan.

                              Avec Zaoui, (Ma Zaougouille, Zaz, Salut la miss, Zou zou), Djamila, belle femme de 40 ans qui veut vivre avec moi,Bendehila, Touriaha , Alias (Réunionnais de Saint Denis).

 

 

               IL  y a longtemps que je n'avais pris un tel shoot. Cela n'avait rien à voir avec le shoot que je devais faire avec Vinc le patron de l'Aèro, pour faire une performance sur une soirée prévue en décembre : le Père Noël durable. Où savoir si le Père Noël est toujours une sale ordure. Peut on lui faire confiance avant 2012 ou vas-t-il lui aussi nous sarkoniquer. Mystère  et Humble de Gomme.

              Magic Système  « Zoulou » passait sur la télé pendant que Zaioui et Djamila dansait une danse arabe chaloupée et enivrante pour moi qui avait du mal à me relever de ma cuite chimique en section fermé.

            Je pris la clope que me tendais Ben et nous allâmes avec Julien l'infirmier nous en fumer une dans la pièce attenante. Par la vitre je contemplais Djamila comme hypnotisé en  grillant ma cigarette J.B.

Ben vit mon émoi :

 -   c'est une belle femme la sœur, tu as l'air de la kif

 La télé était aux manettes d'Alias et on avait droit heureusement qu'à des télés de ziques, il n'avait aucun sociétaire qui mettait des télés de merde style TF1 et j'avais négocier au moment des repos des filles de pouvoir me mettre seul à regarder I Télé pour pouvoir  rester branché au spectacle du monde.

  • - cette manie Ben que vous avez d'appeler toutes les 

  • maghrébines vos sœurs, oui elle me fait kiffer grave Djamila.
  •  
  • - tu nous a dis hier soir avoir des origines indiennes, Sylvain 

  • donc comme pour toi avec tes congénères des tribus Navajos, 

  • Djamila elle est de mon peuple et peut être de ma tribu

Après leurs arabesques,  Zas et Djamila étaient en nage. Zaz commanda deux carafes de « strawberry full » à Lucien l'infirmier fantaisiste qui leur dit qu'avec ça elle allait décoller, et devant  mon air ahuri me  dit :

  • - ne temps fait pas Sylvain ce que de la fraise.

  • - Oui lui dis-je mais tout dépend de ce que l'on y met dedans.

      Touriaha s'était réveillé le premier vers 7 heures, il n'y avait aucune mouche qui volait, heureusement :

-   car j'avais une érection monumentale et je l'aurais scotché contre un mur me dit-il

               Mais Zaouauia l'avait devancé à 6 heures et Tour ne l'avait pas remarquée et il rougit d'avoir pu dire une stupidité  devant elle.

           Z ouzou, la belle trentaine, sourit et dit : les hommes ne voient pas les femmes se lever. Elle se tourna vers moi et dit :

  • - tu comprends Sylvain nous la femme se lève a 4 heures du 

  • matin pour préparer la gamelle du mari.

          Je sais cela petite Zaouia dis je, la place des femmes dans votre culture est insupportable et tout cela se fait au non de la religion

              Djamilla, la quarantaine  mure, visage parfait, nez aquilin, chevelure au henné et aux formes légèrement rondes ;  acquiesça en souriant. Elle leva les yeux vers moi en sirotant son strawberry et d'un regard doux et plein de promesses elle enfonça sa chourmia dans mon corps comme les griffes du Lion s'enfonce dans le corps de la  Gazelle.

Sauf que là ce n'était pas signe de mort mais  la porte ouverte à d'infinis voluptés.

  • - tu ne crois pas en dieu dit Djamila qui avait retenu tout 

  • malgré toute la conversation avec Zou zou.

  • - je crois plutôt aux dieux qui ont été bien vivant et que les 

  • homme ont crée pour juguler leur peur, regarde: Jésus Christ 

  • dans ma religion, Mohamed dans la tienne, Jehova chez les 

  • Juifs, Siddaharta chez les bouddhistes, sans parler des religions 

  • animistes ou des indiens d'Amériques.

Le visage de Djamila devient grave.

  • - tu me fais rigoler Sylvain tu te crois quoi? Athée 

  • ou agnostique, tout ceux que tu viens de citer ne sont que des 

  • prophètes. Dieu est unique comme le livre même s'il est  

  • apparut celons les civilisations sous des formes divergente et le 

  • dernier est bien le Coran

Ses arguments étaient aussi béton qu'un discours de Tarik Amadam   je ne   m'avisai pas à la contredire et la pris de biais. Je pris sa main, son pouls battait fort, et lui dit :

  • - remontre moi ton pendentif que a trouvé dans la rue avant que 

  • les trois Skins du F. haine ne t'agresse et ne veille t'embarquer 

  • dans leur voiture. Tu nous a dis qu'il t'avais protégeait et 

  • t'avais permis de hurler mal grés le fait que tu était morte de 

  • trouilles. Les flics, le SAMU ont débarqués pendant que les Skins se barraient fissa dans leur caisse go fast. Après un léger questionnaire dans le camion de Police, le SAMU t'a prise en charge et tu t'as trouvé avec nous ici avec ton talisman.

        Alias qui s'y connaît en dessin reproduit le talisman avec les conseils de Djam.

 

 

Talisman

 

 

 

                Au bout d'un moment je reconnais le Talisman, c'est le pendentif  d'un collier d'indien Navajos.

          Putain de Hazard, mais pas besoin de m'en épancherà Djam car je suis sr de ce qu'elle va me répondre sur la question. J'en suis ému, Mais voila-t-il pas que je commence  à l'appeler Djam dans ma tête ce qui est un signal c'est à dirent que toutes mes barrières lâchent.

                  Djamila s'allonge sur la banquette auprès de moi, me demande si elle   peu mettre sa tête sur mes genoux, elle prend ma main et l'enfonce dans ses cheveux. Je n'en demande pas tant et cela me procure une érection qu'elle doit bien sentir. Ca y est elle me sourit. J'essaye d'avoir un air digne avant de la rejoindre dans sa chambre ce qui est formellement interdit.

  • - Tu vois Zouaouai qui nous regardait d'un air tendre à   

  • la limite de la larme au coin d'un œil sorti de «feug de 


  • l'amour», il y a des choses qui se passent en ce moment, es ce à 

  • cause des alignements des planètes au dessus de nous.

  • - Tu nous fais chier avec ça Sylvain, c'est simplement le dieu 

  • dit-elle me serrant le sexe dans sa main d'un air gourmant et se 

  • lança dans un éclat de rire communicatif.
Ansi soit-il

 

C'est ma tournée de Strawburry dit Lucien l'infirmier ludique.

 

Je compris que cela allait être ma fête et qu'une nouvelle vie s'ouvrait à moi. Faudrait que je m'accroche, que je donne du meilleur de moi m^me et que je ne decois pas cette belle et jeune femme qui avait 16 ans de moins que moi.

 

 

Terminé le 1/11/2011 à Montauban et envoyé à la correction.

 

 

 

 

 

                                                  

                                                                                                         

samedi 05 novembre 2011 03:03 , dans Zique and Roll


Aurore et ses beaux râles de nuit, frais comme une aurore boréale.

Blog de sylvainlemomo :Domaine des Territoires du Tsiou de L'Aoûta., Aurore et ses beaux râles de nuit, frais comme une aurore boréale.

 

                     Une envie irrésistible de lui refaire l’amour guidait, depuis une heure, minutieusement mon comportement.

Aurore était assise en face de moi sur le canapé avec cet air lascif et ce petit sourire de biais.

Est ce l’effet des trois gins tonics que je lui avais servi ou de la discussion que j’avais engagée sur nos rapports passés. Toujours est-il qu’elle était dans un drôle d’état.

J’étais habitué à la voir comme ça, là, devant moi depuis ces dernières années pendant lesquelles nos rapports s’étaient sérieusement envenimés.

Je restais sur mes réserves. Je n’osais pas faire un geste de travers qu’elle aurait pu interpréter d’une façon ou d’une autre. Je veillais au maximum à ne rien gâcher.

Il fallait que cela vienne d’elle et qu’elle en exprime le désir. Je marchais sur des œufs.

Elle m’écoutait apparemment satisfaite que je me livre à elle en lui racontant les aspects de ma psychothérapie la concernant : à savoir le mal que j’avais à me débarrasser des mes fantasmes érotiques la concernant.

Bien sur, j’étais resté très évasif sur la question et je n’étais pas rentré dans les détails concernant mes masturbations solitaires ou je la mettais en scène en lui faisant subir des assauts sexuels aussi dément et violent que nos rapports passés et mon imagination pouvaient me laisser imaginer.

Notre unique relation sexuelle réelle avait duré une semaine, il y a maintenant dix ans mais les souvenirs encore vigoureux de nos exploits restaient encore profondément gravés dans mon corps et ma mémoire.

Sur le moment les perspectives d’ouvertures sexuelles m’avaient semblé infinies tant elle s’était lâché avec moi de façon délicieusement incroyable et dévergondée.

Mais depuis elle s’était rétracté violemment en réprouvant ce qui c’était passé entre nous. Malgré tout, elle avait un mal fou à fixer une nouvelle relation, neutre, avec moi, tant je m’efforçais plus ou moins consciemment de ne considérer qu’un rapport possible entre nous, uniquement basée sur le sexe.

Peut être à l’époque, si je m’étais séparé de Déborah, sa meilleure amie et encore mon épouse, et dieu sait si cela a faillit arriver un paquet de fois, peut être aurait-elle envisagé une liaison entre nous.

En fait Aurore avait toujours été plus ou moins secrètement amoureuse de moi, elle l’avait admis plusieurs fois avant et surtout pendant nos exploits libidineux. Elle aurait aimé être à la place de Déborah. Elle aurait aimé que je lui fasse un enfant à l’époque, une fille de préférence. Elle m’avait confessé qu’elle y avait songé pendant cette semaine folle. Elle m’avait aussi avoué que pris par l’ivresse charnelle, elle en avait plus ou moins volontairement oublié de prendre régulièrement ses pilules.

Que plus tard, lorsqu’elle avait eut ce retard de règles, elle avait fait des projets fous, jusqu'à imaginer que si elle avait un enfant de moi elle aurait demandé à Déborah de me partager avec elle.

Ces espoirs de couples à trois n’avaient duré que deux ou trois semaines jusqu’au retour de ses règles.

Dans les années qui s’écoulèrent, après des aveux collectif et psycho-patho-illogique elle décida fermement de ne privilégier sa relation d’amitié qu’avec Déborah et de tirer un trait ferme et définitif sur moi et de me laisser dans mes branlettes sauvages.

Mais souvent et régulièrement des regards, des attitudes inconscientes la trahissait : sa tête semblait dire non mais son corps en redemandait. Cela avait était dur à gérer pour elle pendant toute ces années ce retour du refoulé, elle s’en sortait le plus souvent en ayant avec moi des rapports agressifs, me reprochant sans arrêt telle ou telle attitude plus ou moins machiste ce qui ne faisait aucune illusion pour moi comme pour Déborah.

il faudrait que tu recouche un jour avec elle pour vous débarrasser de

toutes votre agréssivité m’avait dit un soir Déborah après une soirée avec des amis ou nous étions copieusement agressée et avions plombé sérieusement le climat.

Aujourd’hui, elle devait être au summum de la confusion, j’étais enfin arrivé à la remettre dans un état de trouble suprême.

Tout en parlant, je louchais régulièrement sur sa poitrine opulente, elle n’avait pas de soutien-gorge, l’avait-elle fait exprès ce soir, et les bouts de ses seins, bien ronds, pointaient sous son chemisier.

Je me remémorais son corps rond et voluptueux que j’avais eu à moi pendant cette semaine magique.

Elle s’aperçut au bout d’un moment de mon manège, nous nous regardâmes un instant sans rien dire.

Je me retenais de ne pas lui sauter dessus.

Elle s’étira et croisa ses deux mains derrière sa tête, son attitude favorite d’observation et de refuge. Ce qui voulait dire qu’elle se méfiait de moi, mais cela avait l’avantage de remonter encore plus ses seins. Cela aurait pu finir de me rendre fou et de déclencher une fureur organique qui lui aurait permit de me renvoyer dans les cordes.

Cela ne m’empêcha pas de bander pour autant sous mon jean, ce qu’elle pouvait deviner si toutefois elle y portait attention, J’en fut remplis d’aise et gardais volontairement une espèce de flegme ironique.

Le silence qui risquait de s’installer ne me gênait guerre, au contraire je m’en régalerais si toutefois il arrivait à se maintenir. Mais c’était tout ce qu’elle ne supportait pas entre nous, ce silence et elle le rompit.

- Ma foi, si je comprends bien je compte encore beaucoup pour toi.

J’avais l’impression de venir marquer un point. Elle n’était pas dupe de mes intentions et j’avais décidé de lui laisser l’initiative et restais dans mon mutisme.

- Tu ne réponds pas fit-elle mine d’être étonné

Je la regardais dans les yeux Je faillis lui répondre et rentrer dans son jeu. La fin du CD de Calvin Russel me sauva in extremis. Je me levai pour mettre une compilation de mes morceaux préférés sur un CD gravé. Je choisis un morceau de Neil Young, " Like un Hurricane >> c’était une version Live de Roxy Music que j’avais écouté cet après midi un paquet de fois pour me permettre d’écrire le  récit d’un concert dans la nouvelle sur laquelle je bossais en ce moment : " Place Carli, c’est finit ". Le morceau était singulièrement long et plombé libidinalement par la voix envoutante de Bryan Ferry.

J’avais imaginé dans mon histoire qu’avec une telle voix le chanteur que je décrivais était responsable de l’inondation de culottes, de string voire de pantalons moulant de nombreuses cagoles marseillaises qui avaient assisté au concert. Cela allait-il en être de même avec Aurore. Je savais par expérience qu’elle était principalement sensible à la voix du chanteur de Roxy sur laquelle je l’avais fait se pâmer de nombreuses fois pendant notre semaine héroïque.

Je revins m’asseoir en me servant un autre gin et en lui proposant une autre qu’elle accepta sur-le-champ.

- Mais c’est Briand Ferry me dit-elle subitement.

- C’est une surprise, lui dit-je en lui passant la jaquette du CD.

Je venais de reprendre le contrôle de la situation. Le sourire qu’elle me rendit me sembla particulièrement lourd d’émotion. J’en profitais pour lâcher La tirade que je cogitais depuis un moment

- Et pour en revenir à tes interrogations, je suis maintenant certain d’une chose : Tu as toujours compté pour moi, comme moi pour toi et tu le sais bien. Si on devait s ‘y mettre, j’aurais peut être trop de chose à te dire sur ce sujet. On se connaît tous les deux depuis 20 ans maintenant, t’en rends-tu compte réellement. Es ce que l’on va continuer encore à tourner autour du pot, poursuivre à s’empoisonner l’existence et se raconter des salades à ce sujet. Tu sais, on a dépassé tous les deux la quarantaine, es ce que tu veux toujours que nous continuions nos minauderies d’adolescents encore longtemps.

Elle ne répondait pas, feignît de faire sa mise boudeuse comme lorsqu’une réflexion ne lui plaisait pas. Je crus un instant que j’allais prendre une cartouche sous forme de remarque acerbe. Mais la musique et l’alcool faisait leur effet. Elle but une gorgée de gin, son regard qu’elle essayait de cacher derrière son verre pétillait de curiosité.

- des fois, je me demande si par sécurité, je ne dois pas rester sur ce recul que tu me reprochais tout à l’heure ou me lâcher, au risque d’envenimer encore plus nos rapports.

Elle posa son verre et repris sa position avec ses mains derrière la tête.

- ma foi, c’est vrai que nos rapports n’ont pas toujours été au beau fixe ces dernières années et que pourrais-tu faire ou dire qui puisse aggraver la situation parce que l’arranger me paraît perdu d’avance.

- Je crois que ce n’est pas moi qui ai des choses à dire ce soir sur le sujet, mais toi si je ne me trompe pas en espérant lui enfoncer une banderille qui l’obligerait à se démasquer.

Elle eut son petit rire :

- hum ! Hum !, tu crois que j’ai des choses à te dire et que je ne dis pas, tu ne te prendrais pas pour mon psy par hasard dit-elle mi agressive mi souriante en mordant à l’hameçon et en en attendant une réponse de ma part.

- je ne t’oblige à rien, je ne suis pas ton psy, non ? Et tu le sais bien ! Et même si j’ai longtemps été ton confident cela nous a amené pour l’instant dans une sacrée impasse si tu veux en convenir ?

Son regard s’éclaira. Etait-elle prête à se lâcher de nouveau. Je ne fis mine d’aucune manière d’en demander davantage. C’était maintenant à elle de faire un choix. Je ne bougerais pas de la soirée, et j’avais assez éveillé ses vieux instincts pour être sur que d’une manière ou une autre, elle ne partirait pas sans arriver au bout de la question même si cela devait mal finir.

Je la regardais comme un poisson dans la nasse en me demandant comment elle allait s’en tirer.

J’avais tout le temps devant moi, je savais maintenant qu’elle ne partirait sans lâcher le morceau.

Il y a dix ans c’est moi qui avais fait le premier pas, ce qu’elle, une fois notre semaine érotique passée, avait essayé de me reprocher en me disant qu’elle n’avait pas su résister à mes avances insistantes, elle reconnaissait que s’était difficile de me résister et que tout cela n’avait été qu’une passade. Passade pour elle ? J’avais besoin d’en avoir le cœur net. Et si, dans l’heure qui allait suivre, je ne faisais pas une faute sur le fil que j’avais réussit à tendre entre nous, j’allais enfin encore pouvoir profiter du coté le plus obscur de son énergie sexuelle.

Si ça fonctionnait : finit les Gazous ! Gazous !

Elle n’aurait enfin plus rien à me reprocher.

Je fis mine de regarder ma montre comme pour calculer le temps qui lui restait à tenir et pour aiguiser encore plus sa curiosité.

 

A suivre.

 

Sylvain

 

 

lundi 23 août 2010 18:22 , dans Artothèque érotique


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